
L’atelier de mise à niveau des membres du Comité scientifique et technique de biosécurité (CSTB) s’est tenu du 9 au 11 septembre 2025 à Saly (Mbour) et a été marqué par des séances plénières, des présentations thématiques, des exercices pratiques et des échanges interactifs. Les travaux se sont déroulés dans une atmosphère participative, favorisant à la fois l’acquisition de connaissances, le partage d’expériences et la consolidation des compétences des participants….

Le Directeur exécutif de l’Autorité nationale de Biosécurité, le Professeur Aliou NDIAYE, procédant à l’ouverture des travaux au nom du Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, a rappelé les engagements internationaux du Sénégal en matière de biosécurité ainsi que le cadre juridique national actualisé par la loi n°2022-20. Il a souligné le rôle essentiel du Comité scientifique et technique de biosécurité (CSTB) et des institutions de recherche dans l’évaluation des risques et l’appui à la décision….
Les échanges ont mis en lumière des préoccupations majeures liées à l’évolution des biotechnologies et à l’adéquation du cadre juridique national, notamment la loi sur la biosécurité. Les débats ont porté sur la prise en compte des biopesticides et de la biofertilisation, la distinction entre biosécurité et biosûreté, la création d’unités et de laboratoires dédiés, ainsi que sur l’évaluation des impacts socio-économiques, sanitaires et organoleptiques des OGM. Ils ont également souligné l’importance de la participation des OSC, de l’avis du public et des implications de la ZLECAF….
Ces discussions ont permis également de clarifier plusieurs points techniques et juridiques, tout en confirmant la nécessité de renforcer la communication scientifique et institutionnelle afin d’informer efficacement les parties prenantes et le grand public….
A la suite de l’exposé sur l’analyse des risques liés aux OGM, les échanges ont mis en évidence plusieurs préoccupations relatives à la régulation et à l’encadrement de leur utilisation. Les participants se sont interrogés sur les conditions dans lesquelles l’ANB pourrait refuser l’introduction de certains OGM malgré des tests internationaux favorables, ainsi que sur la nécessité de prendre en compte les impacts socio-économiques, sanitaires et environnementaux à long terme. Les discussions ont également soulevé la question du monopole du marché des semences par de grandes firmes internationales, qui pourrait créer une dépendance pour les producteurs, et la pertinence d’instaurer une synergie avec le comité d’éthique afin d’harmoniser les procédures d’analyse des risques.
Par ailleurs, d’autres points d’attention ont émergé, tels que le risque de conflits d’intérêts dans le processus décisionnel, la relation avec l’association des consommateurs et l’importance de renforcer la communication et la sensibilisation du public afin de garantir une information transparente et accessible. Les participants ont également insisté sur la nécessité de consolider les capacités techniques des membres du CSTB, notamment en matière d’évaluation des risques dans toutes leurs phases, tout en intégrant la dimension religieuse et culturelle dans le débat autour du caractère licite ou illicite des OGM. Ces échanges ont permis de mettre en lumière des enjeux transversaux qui appellent à une approche inclusive, rigoureuse et multidimensionnelle de la gestion des risques biotechnologiques.
Au troisième jour de travail, les échanges consécutifs aux exercices pratiques sur le Centre d’échange pour la prévention des risques biotechnologiques ( CEPRB ou BCH) ont été particulièrement riches et diversifiés. Les participants se sont interrogés sur la possibilité que les OGM, à l’instar des médicaments, puissent un jour relever du domaine générique, ainsi que sur les implications scientifiques et réglementaires liées aux transferts de gènes. Ces débats ont permis de mettre en évidence les enjeux de gouvernance, de régulation et d’innovation autour des biotechnologies modernes.
Par ailleurs, plusieurs recommandations ont émergé, notamment la nécessité pour l’ANB de se positionner davantage comme un partenaire d’appui et d’accompagnement à la recherche, en contribuant activement à la formation des chercheurs. Les discussions ont également insisté sur l’importance de renforcer les capacités des membres du CSTB par le biais de sessions de formation plus spécialisées en matière d’évaluation des risques. Enfin, les participants ont souligné la place centrale de la communication et de la sensibilisation du grand public, considérées comme des leviers essentiels pour accroître la transparence et favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés aux biotechnologies modernes….
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