Saint-Louis, Sénégal — Les 12 et 13 juin 2025, l’Université Gaston Berger (UGB), plus précisément le Centre d’Excellence Africain en Mathématiques, Informatique et TIC (CEA-MITIC), a servi de cadre aux Journées d’Animation Scientifique sur la biosécurité, organisées par l’Autorité nationale de Biosécurité (ANB). L’événement s’est tenu dans un contexte marqué par l’essor rapide des biotechnologies modernes et les interrogations persistantes autour des OGM.
Un cadre de dialogue et d’échange autour des OGM
Au cours de ces deux journées, chercheurs, enseignants, représentants de ministères, ONG, leaders communautaires et médias ont pris part à une série d’exposés et d’échanges centrés sur des thématiques clés :
– les définitions et applications des OGM ;
– les avantages et les effets négatifs potentiels des biotechnologies modernes ;
– le cadre juridique de biosécurité au Sénégal et dans l’espace CEDEAO ;
– L’évaluation et la gestion des risques biotechnologiques ;
– l’accès à l’information via le Centre d’Échange sur la prévention des risques biotechnologiques (BCH) ;
– et les considérations socio-économiques et éthiques liées à l’usage des biotechnologies modernes.
Une démarche proactive de sensibilisation
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la mise en œuvre du Protocole de Cartagena, ratifié par le Sénégal en 2003, et dans le cadre de la loi n°2022-20 sur la biosécurité, qui vise à moderniser et renforcer les mécanismes de régulation des OGM dans le pays.
Dans son mot d’ouverture, le Directeur exécutif de l’ANB, le Pr Aliou NDIAYE, a rappelé que « la biosécurité ne peut être durable sans une culture scientifique partagée et une gouvernance inclusive. Ces journées marquent un pas important vers une meilleure compréhension des enjeux liés aux biotechnologies modernes et à la biosécurité par les acteurs locaux. »
Des recommandations pour une mise en œuvre plus inclusive
En clôture des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment sur la nécessité de :
– renforcer l’information des populations ;
– élargir les actions de sensibilisation à l’intérieur du pays ;
– et soutenir la mise en œuvre du cadre réglementaire par les partenariats académiques et institutionnels durables.
Cellule de Communication de l’ANB



















































